lecture : ma bibliothèque

Ces derniers temps, on parle beaucoup lecture avec les copines du discord. Je pense que ce n’est pas un secret, j’adore lire depuis toujours. Les livres ont souvent été, et sont encore souvent, mes meilleurs amis… Aujourd’hui, j’avais envie de vous faire une petite visite de ma bibliothèque.

Je n’ai pas beaucoup de place pour avoir des livres chez moi, on est loin du bureau bibliothèque de mes rêves, mais je garde sous la main ma collection de livres préférés. J’ai lu beaucoup plus de livres que ça, et je ne compte pas ceux qui sont dans ma liseuse électronique bien sûr, mais il s’agit des livres qui ont la plus grande valeur pour moi, que ce soit parce qu’ils m’ont plu, parce que le sujet m’intéresse ou parce qu’ils ont une origine spéciale…

Mes livres sont répartis en deux endroits. Ma bibliothèque principale se trouve dans ma chambre, ce sont de simples étagères en planche sur équerres. Je ne suis pas une monomaniaque du rangement, mais chaque étagère a un thème particulier, et je fais en sorte de ranger les auteurs ensembles et les séries dans l’ordre (oui, quand j’aime un auteur j’ai tendance à collectionner tous ses livres).

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De haut en bas on trouve :

1ere étagère, des fictions et romans « classiques », oui ça m’arrive et si je garde ceux là c’est qu’ils m’ont spécialement marqué (notez qu’ils sont rares). Il y a notamment la série Ayla les enfants de la terre, des biographies de médecin, quelques grands classique comme Dumas, Brönté ou Shakespeare.

2ème et 3ème étagères : ce que j’appelle largement des policiers et thrillers : peu d’auteurs, mais beaucoup de séries d’un même auteur : Lilian Jackson Braun, Arthur Upfiled, des X Files (nostalgie…), Elizabeth Peters et mes Patricia Cornwell, quelques Arsène Lupin, Maxime Chattam…

4ème étagère : des fantastiques/fantasy encore une fois au sens un peu large, avec en particulier toute une série de Terry Pratchett (le Disque-Monde ! ) et Tolkien.

Gros plan sur les étagères 5,6 et 7 qui regroupent tous mes livres sur le thème vampirique, avec des auteurs aussi variés que Anne Rice, Charlaine Harris, Laurell K Hamilton et des dizaines d’autres. L’étagère 7 est moitié vampire et moitié fantastique, car Anne Rice n’a pas écrit que du vampirique. Notez que des étagères supplémentaires ne feraient pas de mal, ça s’empile dans ce secteur… Notez également que ma bibliothèque me sers aussi de présentoir à bijoux ^^.

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Enfin, la 8ème étagère tout en bas regroupe certains livres particuliers car ils sont dédicacés et/ou écrits par des amis écrivains. S’y trouvent notamment mes Sires Cédric, tous dédicacés.

La deuxième partie de ma bibliothèque se trouve dans mon bureau. Elle contient mes bandes dessinées, mes mangas, ainsi que quelques beaux livres et livres que je qualifie d »utilitaires » comme mes livres de cuisine, dictionnaires, encyclopédies et autre manuels de photographie.IMG_9724

Enfin, il existe une troisième étagère cachée dans un coin qui contient mes livres et patrons de couture, ainsi que quelques bouquins médicaux professionnels.

Voilà, j’espère que cette petite visite vous a plu !

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Création : bilan du camp NaNoWriMo de juillet 2019

Parlons un peu écriture. Vous savez déjà que j’adore écrie, créer des personnages et des univers et les faire vivre. J’avais envie de vous parler un peu plus de cette passion et de vous présenter un petit bilan du camp NaNoWriMo.

NaNoWriMo, c’est quoi cette bestiole ? Le NaNoWriMo (ou NaNo de son petit nom pour les intimes) est l’acronyme de National Novelling Writing Month, un challenge mondial d’écriture qui comme son nom l’indique invite les auteurs à créer un roman de 50000 mots en 1 mois. Il se tient traditionnellement en Novembre mais je vous en parlerais plus en détail le moment venu ;). Ce qu’il faut savoir c’est que le succès est tel que le NaNo s’est développé et a créé des challenges annexes : les camps NaNoWriMo qui ont lieu en mars et en juillet chaque année.

La différence des camps par rapport au NaNo officiel, c’est d’une part que chacun choisi l’objectif qu’il veut se fixer sur le mois au lieu d’avoir un objectif imposé. On peut ainsi choisir un nombre de mots, de pages, d’heures… L’autre différence c’est qu’on peut se regrouper entres auteurs en « cabines » qui peuvent compter jusqu’à 2 membres, et ainsi se motiver les uns les autres avec un objectif commun de cabine. Ce qui est sympa, c’est qu’une fois inscrits et le projet enregistré sur le site officiel des camps NaNo, on peut enregistrer ses progrès et suivre ses statistiques ainsi que ceux de ses comparses au fur et à mesure. Et si on réussit son objectif, on le fait valider et on reçoit un certificat et des goodies visuels pour partager ses réussites sur les réseaux sociaux !

J’ai déjà participé au camp de Mars avec les copines gribouilleuses du discord des darkinettes, ce qui m’a permit de terminer (enfiiiiin !) mon premier roman. L’objectif de ce camp de Juillet était de repartir sur un nouveau projet qui était déjà dans les cartons, sauf que tout ne s’est pas passé comme prévu….En effet, Vassiliy et Faustine ont décidé de me bouder après quelques mots écrits, et j’ai bien cru que je ne pourrais jamais faire les 5000 mots que je m’étais imposés. (oui, c’est un peu minable comme objectif, mais je me connais et je connais mon rythme normal). Je comptais sur eux car ils m’avaient aidé à remplir mon objectif de mars, mais perdu…

Heureusement, il s’est passé un truc imprévu. J’ai en effet découvert une nouvelle obsession : les dessins de Phobs (Anastasia Kim), une dessinatrice russe et en particulier un de ses comics бесобой  (« Demonslayer »). Bien que ce comics soit principalement en russe, certains numeros sont traduits en anglais. Merci Pinterest encore une fois. Bref, l’un des personnages de ce comics est une jeune femme, Yana, qui est en quelques sortes possédée par un cauchemar, Balor of The Devil Eye, dont je suis totalement fan. Et qui m’a inspirée un nouveau personnage pour un nouveau projet. ça ne m’aide pas à avancer, mais ça m’a permis d’écrire mes 5000 mots du mois et de retrouver du plaisir de créer et d’écrire !

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Je sais que ce billet est déjà un peu long mais si vous avez 5 minutes, je vous partage en dessous une des premières scènes que m’ont inspiré ce petit duo sympathique.

« — Ce n’était pas à toi de faire ça ! tempêtait Vladimir.

Cela faisait bien un quart d’heure qu’ils se disputaient. Assise sur sa chaise, bras fermement croisés et renfrognée, Irina le regardait fulminer en faisant les cent pas autour de la table. Il persistait à la traiter comme une enfant et cela avait le don de l’agacer au plus profond d’elle. Ce n’était pas parce qu’il avait quatre vingt dix ans de plus qu’elle que cela lui donnait le droit de se conduire comme son père !

— Et laisse ton chien-chien en dehors de ça, ajouta t-il en jetant un regard mauvais à un coin derrière elle, où un tentacule prenait forme à partir d’une masse d’ombre.

— “A la niche, Lyoubli”, singea t-elle.

Sa voix avait pris un drôle de son, comme si une autre voix, masculine et plus grave, s’y superposait. Irina soupira et lança un regard torve à Vladimir, de son oeil gauche qui, elle le sentait, avait pris une couleur émeraude et une pupille fendue verticalement.

— Parce que tu crois que je la contrôle ? Ce n’est pas parce qu’elle vit dans ma tête qu’elle fait partie de moi. 

— Ce n’est pas une raison pour la laisser assister à nos… discussions ! cracha le vampire, hors de lui.

D’autres tentacules s’agitaient désormais en buisson dans l’ombre derrière la porte. Irina frissonna tandis qu’elle sentait une silhouette prendre forme et se détacher de son épaule.

L’instant suivant, son oeil avait repris forme normale et Lyoubli riait, assise par terre contre le mur derrière elle. Il se leva et elle l’aperçu du coin de l’oeil – il avait choisi sa forme masculine ce soir.

Il ricanait tout en tournant autour de Vladimir.

— Et toi, tu n’as toujours pas comprit que c’est votre colère qui me nourrit ? Cesse donc de tourmenter Irina si tu ne veux pas me voir.

— Ne te mêle pas de ça, créature de l’enfer ! Elle n’avait qu’à pas se comporter de façon aussi irresponsable.

Vlad jeta un regard coléreux à Lyoubli, qui sautillait à travers la pièce, avant de revenir à la jeune femme. Celle-ci, dépitée, se frotta l’arête du nez en soupirant. Ce fut le démon qui vint à sa rescousse, tout en faisant semblant d’examiner un ange de porcelaine sur la commode.

— Elle ne risquait rien, puisque j’étais là, intervint-il.

Le vampire se tourna vers lui, feula à son attention tous crocs dehors, et se dirigea vers la porte.

— Cette discussion n’est pas terminée, jeune fille, lâcha t-il avant de sortir en claquant la porte.

Lyoubli, perché sur la commode éclata de rire.

Quelques instants plus tard, de nouveau seule, Irina réussit à se détendre assez pour décroiser les bras et diriger un doigt d’honneur en direction de la porte. »

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Photo : projet un autoportrait par mois pendant 1 an, juin 2019

En retard, en retard, je suis en retard… Juillet s’achève, il est plus que temps de présenter l’autoportrait de juin ! Oui, vous avez bien lu, celui de Juin. (Ce qui ne m’améliore pas puisque je vais être en retard AUSSI pour juillet, du coup.).

Bon, il se trouve que j’ai un gros problème relationnel avec mon appareil photo depuis environ 2 mois. J’ai un peu retrouvé le plaisir d’écrire, il fallait donc bien que mon syndrome de l’imposteur se reporte ailleurs… Du coup ça fait presque 2 mois que je n’ai fait aucune photo, que rien ne me plait et que je suis totalement déçue de mes rares essais avec l’impression de n’arriver à rien.

Bref, ça m’ennuyait de laisser tomber ce projet et il fallait bien que je fasse quelque chose malgré tout, d’autant plus que j’avais une idée en tête qui me trottait. En effet, il se trouve que le thème de l’oddity challenge du mois de Juin était « monochrome ». Beaucoup d’entre nous ont opté pour la facilité du noir (darkinettes un jour…) mais connaissant mon amour pour le rouge, elles m’ont mise au défi de réaliser le challenge en monochrome rouge. Comme j’avais envie d’un autoportrait qui fasse ressortir mon démon intérieur, l’idée était trouvée !

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J’ai réalisé mon maquillage avec la palette Huda Obsession Ruby qui est super. Pour compléter dans le thème monochrome j’ai utilisé un mascara rouge Stargazer et mon nouveau rouge à lèvre métallique Sephora. J’adore le rendu !

Par contre, autant le dire, je suis déçue du résultat photographique. Ma lumière est à chier avec cette grosse surexposition sur les cheveux, ma retouche ne vaut pas grand chose et est limite floue. Je voulais profiter de l’occasion pour réutiliser mes lentilles rouges mais elles ont desséché complètement et étaient bonne pour la poubelle, du coup j’ai recoloré les yeux à l’arrache à la retouche et le résultat est moyen. Bon, le tout n’est pas si moche mais ce portrait ne restera pas dans mes annales. Il a au moins le mérite d’être fait, même avec un mois de retard ! J’espère faire mieux la prochaine fois !

Look/création : de la dentelle rouge

Bon, je sais, les publications sont un peu aléatoires ces derniers temps. J’ai juste un problème relationnel avec mon appareil photo depuis quelques semaines, et sans photo difficile de poster…

Enfin, j’avais quand même bien envie de vous partager un nouveau look. Récemment, une amie a profité de mes vacances pour me demander des conseils en couture, et du coup ça m’a donné envie de ressortir ma machine. J’avais ce tissu en voilage brodé rouge dans mon placard depuis un moment qui attendait juste la bonne inspiration.

J’ai ressorti mon livre de petites robes préférés « jolies robes toutes simples » de Machiko Kayaki, et j’ai choisi ce modèle style empire que j’avais déjà réalisé dans un tout autre style (avec un tissu blanc à fleurs roses… c’était il y a quelques années, chut). L’avantage de ce modèle c’est qu’il n’a absolument aucune fermeture éclair ni bouton et il est d’une simplicité enfantine (à part le biais à poser au col. Je hais le biais.).

Pour la partie haute il me restait un peu de coton style broderie anglaise, et pour le bas j’ai donc ce magnifique voilage brodé rouge, que j’ai doublé avec un tissu satiné souple noir. J’ai juste rallongé le modèle original d’environ 5 cm car je me souvenais que je la trouvais un peu courte. (J’aurais aussi pu la raccourcir franchement et en faire un petit haut – il est possible que je teste un jour.)

bref, le résultat c’est une petite robe estivale très confortable, légère et élégante à la fois, tout ce que j’aime !

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Admirez le joli petit jeu de plis autour du col. Le choix de couleur vous étonne t-il ? (ahah). La seule chose que je vais probablement devoir reprendre, c’est le jupon qui est un peu long et dépasse franchement quand je m’assoit, le voilage étant un peu raide et a tendance a remonter.

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Cuisine : le crumble de courgette au chèvre

Alors, j’ai pas encore eu le temps de lister les 10 trucs qui m’horripilent le plus pour le dernier tag en cours, alors ce sera encore recette de cuisine pour cette fois. J’ai promis cette recette à Sayori de https://myunicornisawesome.blogspot.com/ alors la voilà ! Rien de mieux que de faire tourner son four en cette période de canicule XD.

Voici donc la recette du crumble de courgette au chèvre ! J’adore les crumble, sucrés ou salé, je trouve que c’est une façon sympa de manger des légumes et ça change.

Ingrédients : 1kg de courgettes – 250g de chèvre frais – 2 cuillères à soupe de semoule fine – 150g de farine (n’importe laquelle) – 75g de beurre – 40g de parmesan en poudre ou de comté râpé – 2 cuillères à soupe d’huile d’olive.

Laver les courgettes, couper les extrémités, les râper finement. Les presser entre les mains pour extraire l’eau. Mélanger avec la semoule et le chèvre frais. Etaler la préparation dans un plat. Préchauffer le four th6 (180°).

Préparer les miettes : mélanger la farine, le sel, le beurre coupé en petits morceaux, l’huile d’olive et le fromage en poudre, à la main pour former une semoule grossière. Répartir les miettes sur les courgettes. Enfourner pour 20 à 25 minutes.

Régalez-vous !

Cuisine : le gâteau au fromage blanc

Oui alors bon voilà, je suis en recherche d’inspiration et j’ai eu envie d’ouvrir une nouvelle pièce dans le Manoir : la cuisine. Oui, j’aime bien cuisiner de temps en temps, et ces derniers temps j’ai des vélléités de tester des nouvelles choses, des trucs inhabituels, de sortir des sentiers battus. Je ne vais pas en faire une ligne directrice du blog mais j’avais envie de partager quelques expériences, et quel Manoir digne de ce nom n’a pas une cuisine ?

Sortir des sentiers battus, donc. Je n’ai pas pour objectif de devenir vegan (ni même végétarienne, du moins pas dans l’immédiat) et je n’ai pas de problème de santé comme l’allergie au gluten , mais je vois souvent passer des recettes originales qui donnent envie de tester des ingrédients peu utilisés, de découvrir de nouvelles saveurs. J’ai ainsi commencé par préparer du gomasio et j’en suis très contente (j’en parlerais un de ces quatre).

Et donc pour inaugurer cette nouvelle pièce, j’ai choisi la recette que j’ai réalisé cet après-midi : le gâteau au fromage blanc. Oui bon, vous me direz, y a plus original hein. mais c’est une recette que je vois souvent passer sur Pinterest et qui me tentait depuis un moment. Je fais rarement des gâteaux (nous ne sommes pas très sucre à la maison) donc c’est quand même un plat original pour moi, c’est frais et ça change des gâteaux classiques.

La recette donc :

500g de fromage blanc – 100g de sucre dont un sachet de sucre vanillé – 100 de maïzena – 3 oeufs – 1 cuillère à café d’eau de fleur d’oranger.

Préchauffer le four à 180°. Battre le fromage blanc avec le sucre. Ajouter les jaunes d’oeufs et réserver les blancs. Incorporer la maïzena (bien fouetter pour éviter les grumeaux et la fleur d’oranger. Monter les blancs en neige ferme, les incorporer délicatement à la préparation. Verser dans un moule pas trop grand (environ 20cm de diamètre) mais surtout à bords hauts (le gâteau gonfle beaucoup à la cuisson, comme un soufflé). Enfourner 30 min. Laisser refroidir avant de démouler et réserver au réfrigérateur.

C’est frais et léger et comme beaucoup de recettes que j’aime, cela peux se customiser : la recette initiale était parfumée au zeste de citron, j’ai préféré la fleur d’oranger. Il peut se déguster avec un coulis de fruits ou des morceaux de fruits frais. Je tenterais bien d’y incorporer des framboises fraiches la prochaine fois…

Bon appétit !

Ecriture : le dirigeable pourpre

Aujourd’hui, en mode feignasse, j’avais envie de vous partager un spoiler de mon prochain projet de roman, qui s’appellera le dirigeable pourpre et qui devrait être une romance entre steampunk et gaslamp fantasy, donc sur fond d’enquête. J’ai rêvé un jour d’une aventurière en corset, d’un prince vampire et d’un ballon dirigeable, et voilà le résultat… C’est un de mes projets préférés et pour le mener à bien je pense m’orienter vers un coaching littéraire avec l’adorable Cécile Duquenne, qui en plus d’écrire des trucs géniaux et d’être fabuleusement adorable aide les gens comme moi à écrire.

Je considère cette scène comme une des meilleures que j’ai jamais écrite, même si malheureusement (ou pas) je ne l’utiliserais jamais telle quelle puisque au final j’écrirais certainement ce roman à la troisième personne et non pas la première. Raison pour laquelle j’avais envie de la partager, parce que je l’adore.

Voilà, bonne lecture !

« Nous fumes jetés sans ménagement dans une voiture, qui démarra aussitôt. A force de contorsions, nous réussimes tant bien que mal, entre les cahots et nos entraves, à nous asseoir à peu près correctement. La banquette, étroite et dure, ne nous laissait pas d’autre choix qu’une certaine proximité physique.

– Voilà qui est proprement inconvenant, déclarait-je.

– Je m’excuse par avance de tout geste déplacé que la situation pourrait m’amener à commettre, répondit mon compagnon d’infortune d’une voix étranglée.

Il semblait à la fois vexé et amusé par ma remarque.

-Tout vampire que je sois, j’en reste un homme, murmura t-il. Je croyais que vous n’aviez cure de la morale, ajouta t-il plus fort, l’air de se retenir de rire.

-Je ne m’intéresse pas à toutes ces convenances ridicules. Ce n’est malheureusement pas réciproque et la morale populaire se préoccupe un peu trop souvent de mes activités, ce que je trouve passablement agaçant.

Tout en parlant, j’examinais notre prison ambulante du regard, tentant d’évaluer nos possibilités d’échappatoires.

-Je me demande bien ce que ces brigands ont derrière la tête.

-Pourriez-vous…

-Et ces pavés sont franchement pénibles… Dans quels quartiers en trouve t-on, déjà ? Cela nous donnerait une idée de l’endroit où ils nous emmènent…

-Si vous…

-La peste soit de ces véhicules à moteur ! Quel bruit infernal ils font !

-Oh, bon sang !

-Je…

Ses lèvres se plaquèrent soudain sur les miennes, coupant net ma phrase. Nos regard se croisèrent, et ses yeux d’une chaude couleur ambrée me rappelèrent soudain à quel point nos corps étaient proches.

– Mais enfin ! m’indignais-je lorsqu’il me libéra.

– Allez-vous vous taire, maintenant ?

Il semblait, pour une fois, assez proche de perdre son flegme habituel.

– Vous n’aviez vraiment pas besoin de faire ça !

Je suis désolé, mais je n’avais pas vraiment d’autre moyen. Je vous signale que mes mains sont aussi liées que les vôtres.

Du sarcasme, à présent – il n’avait vraiment pas l’air du tout de regretter son geste, mais je n’arrivais pas à lui en vouloir autant qu’il l’aurait fallu.

– Il s’agit d’une simple corde, persiflais-je pour tenter de me convaincre qu’il ne m’avait pas troublée. Comment se fait-il que vous ne l’ayez pas encore arrachée, avec votre légendaire force vampirique ?

Il me lança un regard furieux.

– J’y aurais pensé depuis longtemps, si vous ne m’empêchiez pas de réfléchir avec votre bavardage infernal !

– C’est facile de dire que c’est de ma faute !

– Peut-être, ajouta t-il, que si vous parliez moins, vous auriez vous même pensé à vous libérer en faisant brûler vos entraves, mademoiselle la salamandre !

Je voulu répliquer (je déteste qu’on me rende mes sarcasmes), mais restait sans voix devant l’évidence de sa suggestion.

– Vous êtes vraiment un malappris ! Fut tout ce que je trouvais à répondre.

– Je vous signale que je me suis déjà excusé. Et si vous continuez de discuter, je serais obligé de recommencer.

– Je voudrais bien voir ça, le bravais-je. Vous n’oseriez pas!

Il eut un regard étrange. Un coin de ses lèvres se retroussa en un demi sourire réprimé. Il me sembla curieux qu’une part de mon âme espère qu’il ose, mais je n’eut pas le temps d’y réfléchir : il m’embrassa de nouveau.

Il fut beaucoup moins brutal cette fois. Il ne fit que poser doucement ses lèvres sur les miennes, mais rien d’autre, me laissant galament décider de transformer son geste en véritable baiser. Je me laissais une seconde de réflexion, mais pas plus, et décidais qu’après tout je pouvais bien en profiter pour vérifier si sa bouche était aussi fraiche et douce qu’il m’avait semblé au premier abord.

Nous nous embrassâmes pendant ce qui sembla durer une éternite – mais j’aurais dû me douter qu’un vampire de son âge possède une certaine expérience pratique. Vassiliy embrassait divinement, je devait bien le reconnaître, et lorsqu’il me libéra enfin je remerciais le ciel d’être assise, car je n’étais pas sûre que mes jambes m’auraient portées.

-Je…

-Chut, m’arrêta t-il en posant un doigt sur mes lèvres.

Ce qui me soulagea, à vrai dire : en réalité je n’avais pas la moindre idée de ce que je voulais dire. Où diable était donc passé mon répondant ? Puis je réalisais que ses mains étaient libres. J’allais protester par réflexe, pour la forme, mais son regard aussi troublé que le mien m’en empêcha.

-Je vous préviens, je n’ai absolument pas l’intention de m’excuser pour ça, souffla t-il.

-Ce n’est pas du tout ce à quoi je pensais, le détrompais-je. Je constatais juste que vous avez profité de mon inattention pour vous libérer.

-Oh, bien entendu. Puis-je…

Je me tournais du mieux que je pus et lui présentais mes poignets. Bientôt je sentis la corde céder, et le sang afflua soudain dans mes mains, créant des picotements dans mes doigts. Je frottais mes poignets, soulagée. »